


“Chaque année, 8 à 12 millions de tonnes de plastique finissent dans les océans. Une simple bouteille en plastique mettra environ près de 450 ans à disparaître.
Il y a des images qui frappent.
Celles des collines rouges de Madagascar que l’on reboise avec courage. Et puis il y a celles, plus discrètes, mais tout aussi violentes : un sachet plastique accroché à une branche, une bouteille en bordure d’océan, des emballages colorés qui serpentent entre les rizières, des murs de plastique.
Ici, à MADAGASCAR, comme ailleurs, les deux réalités coexistent : on plante, on pollue.
Un pays qui replante… mais qui s’encombre
Madagascar s’engage.
Des campagnes de reboisement voient le jour, portées par les écoles, les associations, les villages, les paroisses, l’Etat. On replante les eucalyptus que l’on a détruits pour en faire du charbon de bois. On espère réparer. Mais pendant ce temps, le plastique s’installe, silencieusement, durablement, implacablement.
Le plastique, ennemi invisible du vivant
Il est partout. Dans les chemins, dans les forêts, en bordure des maisons, souvent dans l’océan, dans la cour de récréation. Contrairement à l’arbre qui pousse, le plastique, lui, ne disparaît pas. Il s’accumule, il s’infiltre, il modifie durablement la chaine alimentaire, il abîme sans bruit.
Le plus délicat, c’est que des élèves le brûlent et inhalent des produits toxiques… C’est peut-être là le plus grand danger.
Les enfants regardent… et reproduisent
À l’école, les enfants apprennent à lire, à écrire mais aussi à observer. Ils voient les adultes jeter, alors ils jettent. Non par négligence, mais parce que c’est la norme.
Et si le véritable enjeu était là ?
Non pas seulement planter des arbres mais planter une autre manière de vivre.
Et si le déchet devenait ressource ?
Et si ce plastique n’était plus seulement un problème mais une opportunité ?
Nous découvrons des initiatives :
- des sacs tressés à partir d’emballages,
- des objets du quotidien recréés à partir de ce que l’on jetait.
- Des jouets créés par recyclage de boites de conserves
Ce qui était inutile devient utile. Ce qui polluait devient matériau.
Un combat culturel, avant tout
Planter un arbre est un acte visible. Ramasser un plastique est un acte discret.
Mais changer une habitude est un acte profond. C’est un acte éducatif
Il ne suffit pas d’agir une fois. Il faut répéter, montrer, encourager, créer d’autres normes.
Un appel
Aux enfants,
Aux enseignants,
Aux familles,
Aux autorités…
Le reboisement est essentiel et la gestion des déchets l’est tout autant. Ne choisissons pas entre les deux, faisons les deux.
Et « ensembleamadagascar », dans tout cela ?
À notre petite échelle, ici à Ambohimahasoa,
nous essayons d’éveiller, d’agir, de transmettre.
Parce qu’au fond, la question est simple :
👉 Quel monde voulons-nous laisser aux enfants… si celui que nous leur montrons est déjà abîmé ?
✍️ Chronique de jours ordinaires pour une mission extraordinaire
📍 Ambohimahasoa – Madagascar
🔗 ensembleamadagascar.blog
👉 “Un arbre planté aujourd’hui donnera de l’ombre et de l’eau demain. Mais, un plastique jeté aujourd’hui empoisonne déjà l’air que respirent les enfants.”





